📚 🎬 Nature et culture ? Quelques recommandations pour mettre fin à l’hiver.

Champs de Bataille, Inès Léraud, Pierre Van Hove

Les journées s’allongent, les bourgeons pointent et les fusils se taisent. Le printemps glisse doucement vers nous. Quel bonheur immense d’entendre son retour, annoncé chaque matin par les mésanges. La nuit de 15 heures est derrière nous, tout comme les longues soirées d’hiver. Je suis sûr que vous reprendrez bien, tout de même, un peu de lectures, de films et de podcasts !

Je souhaite vous partager ici quelques découvertes – ou redécouvertes – de documents : en images, en voix ou en pages, que j’ai faites ces derniers mois. Pour découper cet article, faisons simple : les lectures, les interviews/conférences/podcasts, et enfin les films ! Naturellement, lisez jusqu’au bout, je garde le meilleur pour la fin.

Lectures 📖

De superbes ouvrages ont accompagné mes traversées de la France en train, au gré de mes missions professionnelles cet hiver.

Mon esprit – comme le vôtre, rassurez-moi – a de plus en plus de mal à se concentrer sur la lecture. La faute, en grande partie, aux écrans et au contenu hyperstimulant des applications de mon téléphone (du moins, j’essaie de m’en convaincre).

Je vous partage ici deux textes courts et rapides à lire : soyons productifs jusqu’au bout.

Champs de Bataille

Inès Léraud frappe encore.

Je vous invite vivement à plonger dans ce nouveau flashback proposé par les éditions Delcourt / La Revue Dessinée.

Connaissez-vous le mot bocage ? Un monde agricole qui a presque disparu en France. Un paysage, des métiers, une paysannerie que l’État français a méthodiquement détruits, avec la complicité de certains syndicats agricoles et d’un capitalisme en pleine expansion.

Les Nouveaux Seigneurs :

Prêts pour une partie de chasse en Sologne ?

Je n’en serai pas, et vous non plus, je suppose… Vous n’êtes pas assez fortunés, de Dieu !

Enquête sur le plaisir de tuer, en masse, dans la haute bourgeoisie française. Un récit glaçant, révoltant, qui donne envie d’agir.

À lire chez Les Arènes..

Podcasts 🎙️

Table ronde au Festival International de Namur : Réseaux sociaux et photographie animalière

Nous avons été invités avec les camarades Sandra, Léa, Adrien, Théo et Rémy à échanger sur le rapport de l’homme à la nature à travers la photo animalière. Deux sujets ont été abordés et sont à retrouver sur nos chaînes youtube. Cliquez sur la vignette pour ouvrir le premier.

Et quand vous avez vraiment du temps pour écouter des podcasts… en faisant la vaisselle ou du jardinage, par exemple… Thinkerview offre parfois de très bons contenus. Quand Sky n’interrompt pas les invités avec des questions étranges, du moins.

Il y a un an, j’ai découvert le discours et la pensée d’Olivier Hamant, chercheur en biologie, qui méritent d’être entendus.

Décroissance et sobriété, disent les partis écologistes.
Fin du capitalisme, réclament d’autres voix.
Résilience, charme le gouvernement.
Robustesse, propose le scientifique.

Intéressant !

Et pour terminer les podcasts. Le conseil de Chloé Routa 💡 :

“Quand j’ai découvert "Comme un poisson dans l’eau", ça a été une vraie claque. Ce podcast m’a fait prendre conscience à quel point le spécisme est ancré partout : dans notre langage, nos histoires, nos images... et même dans la façon dont on observe et représentons les autres animaux. En tant que naturalistes, écologues, photographes ou vidéastes animaliers, on veut souvent bien faire, mais sans s’en rendre compte, on peut encore véhiculer un rapport de domination. Ce podcast est une super ressource pour questionner nos biais et repenser notre regard sur les animaux non humains. Si vous ne savez pas par où commencer, je recommande vivement les tout premiers épisodes sur "Qu’est-ce que le spécisme ?" et "Les animaux dans l’œil de la caméra !".”

Films 🎥

L’ère des séries, du bruit et de l’excitation permanente de nos téléphones nous éloigne des formats longs. Du moins, c’est ce que je ressens dans ma consommation de vidéos. J’ai de plus en plus de mal à regarder un film et à rester deux heures dans un canapé. Heureusement, l’hiver et la chasse (au sens figuré !) m’ont gardé au chaud cette dernière saison. Deux films m’ont particulièrement marqué. Gardons le meilleur pour la fin.

Quand l’actualité dicte les loisirs : The Apprentice

Un monstre a repris le pouvoir du premier empire du monde contemporain. Un film sorti en octobre 2024 lui est dédié. Plongez dans le New York sombre des années 70, un véritable aquarium bondé de requins assoiffés de sang. La performance magistrale de Sebastian Stan, incarnant Trump, donne l’impression troublante d’assister à un documentaire sur les premières années du futur chef des États-Unis. La primauté des faits, l’importance du réel, la quête de vérité… tout cela a été enterré entre le 721 et le 725 de la 5ᵉ Avenue. Avec le respect des femmes.

La forêt, refuge pour nos âmes.

C’était la promesse de cet article : offrir une fin apaisante, une respiration dans un monde qui, par endroits, s’écroule. C’est bien le minimum à proposer après The Apprentice.

Comment ai-je pu passer à côté de ce petit bijou, dont la bande originale est portée par la poésie de Sigur Rós ?

Comment entrer en résistance, vivre à l’abri des humeurs des hommes riches et va-t-en-guerre ?

La forêt apporte beaucoup, mais elle ne suffira probablement pas.

Ce film, s’il ne répond pas à toutes les questions, offre au moins l’occasion de s’interroger sur la vie. Une chose est sûre : l’amour est ce qu’il y a de plus beau et de plus essentiel. La seule leçon certaine de ce road movie familial.

Faites-vous du bien, regardez ce film… et vive Noam Chomsky !

Merci à toutes et tous pour la lecture de cet article, donnez-m’en des nouvelles !

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